En effet, la centrale hydroélectrique d’Inga II est située dans la province de Bas-Congo et elle est à près de 400 Km de la ville de Kinshasa. Ce cite a été construit en 1982 et n’a pas subi des travaux d’aménagement il y a une vingtaine d’années. Aujourd’hui il ne fonctionne qu’avec trois turbines sur les huit qu’elle compte. Le mauvais état et le manque d’entretien de ces machines n’ont pas permis à la centrale hydroélectrique d’être une source fiable de l’énergie électrique. Mais grâce au plan de sauvetage et de redressement élaborée dans le cadre du partenariat public-privé entre la Snel et la firme MagEnergy, la centrale hydroélectrique de Inga II va subir quelques travaux de réhabilitation.
La première phase de cette réhabilitation va consister à la fiabilisation du groupe 23. Ainsi, lors du lancement de ces travaux le jeudi 27 avril dernier, MagEnergy a pris l’engagement de réaliser ces travaux dont le coût s’élève à 12 millions de dollars américains pour une durée de 14 mois. Il convient de signaler à ce propos que MagEnergy vient ainsi concrétiser la vision du gouvernement congolais en matière énergétique qui passe nécessairement par le redressement de cette centrale.
La démarche de cette firme a été saluée à sa juste valeur par l’Adg de la Snel, M. Vita di Panzu. Ce dernier a expliqué à l’assistance qu’il ne s’agissait pas d’une privatisation de la centrale hydroélectrique, mais tout simplement de l’aboutissement d’un protocole d’accord entre les deux parties, protocole signé le 20 mai 2005.
Pour sceller efficacement ce partenariat, le vice-président de la République Yerodia Abdoulaye Ndombasi, a procédé à la coupure du ruban symbolique et à la signature du livre d’or.
Signalons que la réhabilitation de la centrale va diminuer tant soit peu la politique de délestage et va aussi mettre un terme à l’inquiétude des agents de la Snel. Pour Yerodia Abdoulaye Ndombasi qui a initié l’électrification rurale, c’est une également une aubaine.
J.M. Nkambua K. © L’Avenir 29.04.2006