Enfin les ONG se sont réveillées. Elles ont décidé de mener la vie dure aux dictateurs des pays du Sud pour leurs colossaux détournements.
Selon l’AFP « Les dictateurs des pays du Sud ont détourné et placé à l’étranger au cours des dernières décennies, avec la complicité des grands pays occidentaux, des fortunes estimées entre 100 à 180 milliards de dollars, accuse le Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD). »
Ces gigantesques malversations sont publiées dans un rapport intitulés « Biens mal acquis... profitent trop souvent »
Quel en est le montant ? Le CCFD assure que « les avoirs détournés et les biens mal acquis par les dictateurs des pays du Sud au cours des dernières décennies » représentent « au bas mot entre 100 et 180 milliards de dollars ».
Rien que ça.
Sont sur la sellette : feux Saddam Hussein (Irak), Marcos (Philipines), Shah d’Iran, Mobutu. En Afrique, parmi les dictateurs encore en vie, sont pointés du doigt Abacha (Nigéria), Bongo (Gabon), Sassou (Congo)
Les sommes détournées s’élèvent respectivement à des milliards de dollars. De tous les paradis fiscaux où cet argent est camoufflé, seule la Suisse a pu faire preuve « d’honnêteté » en restituant (uniquement) celui du dictateur Abacha du Nigéria. Il s’agit là d’une exception car la règle est généralement de voir ce pognon perdu à jamais pour les peuples spoliés.
Le fric ainsi détourné aux pays pauvres par leurs Présidents/dictateurs est égénéralement investi dans l’immobilier. Ces vols sont commis avec la bénédiction des pays occidentaux dont les dirigeants essuient d’un revers de la main les critiques que font des associations comme Survie.
Le CCFD assure qu’il existe un faisceau d’indices sur ces détournements mais qu’il manque parfois des preuves. Cette ONG s’appuie sur la presse américaine, sur des travaux d’universitaires et sur ceux d’autres ONG pour faire des recoupements. Cependant les appartements cossus achetés par les chefs d’Etats des pays du Sud sont visibles par exemple à Paris sur les grandes avenues. De quoi s’agit-il alors si ce ne sont là des flagrants délits ?
Financement des campagnes
A la veille des élections en France, la duplicité de cerains candidats ne se couvre même plus du manteau de la pudeur. Sarkozy, Bayrou, Villepin ont fait antichambre dans la résidence parisienne d’Omar Bongo. Sarkozy, lui-même fils d’immigré, n’aime pas les immigrés, sauf leurs filous de Présidents. C’est que les campagnes éléctorales, ça coûte cher ! On l’a compris, les chefs d’Etats occidentaux démocratiquement élus le sont grâce aux dictateurs des pays les plus pauvres de la planète.
Comment, dans ce cas, pourrait-on empêcher ces derniers de venir cacher leur magot dans les coffres des banques occidentales ?
L’intégrale du rapport Terre Solidaire CCFD
©La Conscience/Congopage