Le Grand Hôtel Kinshasa abrite du 3 au 6 octobre 2006 un atelier régional sur le développement de l’Afrique centrale. Au moins vingt sociétés locales et internationales sont présentes pour exposer ce qu’ils peuvent offrir aux investisseurs intéressés à la République démocratique du Congo et à l’Afrique centrale.
Cet événement est organisé par l’IPAD (Partenariats pour le développement de l’Afrique centrale) avec pour objectif de favoriser les investissement dans les infrastructures qui représentent l’élément moteur pour le développement de cette partie de l’Afrique centrale. Cinq secteurs de l’économie de la région sont visés : mines, finances, énergie/électricité, eau/hydraulique, télécommunications/TIC et les besoins en infrastructures dans chaque secteur.
Intervenant sur « le programme mis en place pour promouvoir l’investissement dans le secteur minier en RDC » hier mercredi 4 octobre, le coordonnateur de la Cellule technique de coordination et de planification minière (CTCPM), Félix Mupande, a indiqué qu’après la promulgation du Code minier en juillet 2002 et de ses mesures d’application, il s’est avéré nécessaire que la RDC élabore un Plan minier.
A travers cet outil, la RDC, selon le coordonnateur de CTCPM, prévoit de la manière la plus judicieuse la transformation de ses potentialités géologiques en richesses disponibles et bénéfiques pour sa population. « Il s’agit de passer du scandale géologique en réelle puissance économique ».
C’est ici que le coordonnateur de la CTCPM a appelé les investisseurs à s’intéresser au secteur minier et surtout à profiter des avantages qu’offre cet instrument juridique. Bien plus, le Plan minier aura le mérite de traduire en action la politique gouvernementale dans le secteur minier. En effet, le Plan minier a pour objet d’afficher les objectifs du gouvernement en matière de développement de la RDC en s’appuyant sur le secteur minier, d’arrêter des stratégies et politiques à mettre en oeuvre à cet effet.
Le Plan minier devra, en outre, envisager des actions qui permettent à l’industrie minière congolaise de réduire le coût de production et de commercialisation des substances minérales produites en RDC.
Pour cela, l’industrie minière devra compter sur un Centre de recherche-développement, doté de moyens techniques, humains et financiers suffisants pour arriver à faire des choix judicieux des procédés et technologies appropriées.
Amedée Mwarabu Kiboko © Le Potentiel 05.10.2006