
L’histoire sociale du Congo retiendra donc qu’il est parvenu à faire hisser cette équipe de football au sommet du football africain et mondial, à deux reprises, en 2009 et 2010. Conséquence : la plupart de meilleurs joueurs de la RD Congo et du continent africain, celui de l’avenir, ont rejoint les Corbeaux de Lubumbashi (Katanga) en 2011 et au début de la saison actuelle.
Parmi les dernières recrues, on note deux transfuges de l’AS Vclub de Kinshasa (Lofo Bongeli, un ancien de FC Primeirio Agosto de l’Angola et de FC V club Mokanda de Pointe Noire, sacré meilleur buteur du Congo Brazzaville, et Eric Bokanga Musau, revenu de FC Standard de Liège (Belgique) après une aventure en Angola et deux internationaux Maliens de l’AS Djoliba de Bamako.
Le gros filet a été réalisé dans l’équipe nationale de la Zambie, championne d’Afrique des nations lors de la Can Gabon Guinée 2012. Entre autres : Kalaba, Sinkala, Sunzu, Hitchani , Sunguluma, meilleur buteur africain en Cote d’Ivoire 2009 et Lungu, meilleur buteur zambien 2011. La pêche miraculeuse a rapporté le Tanzanien Bwana Ali et l’Ougandais Patrick Ochan dans la nasse des Crocodiles du Lualaba… Une véritable armada internationale qui fait table rase sur les stades du continent africain !
MKC est en train de bâtir la plus grande équipe de football d’Afrique non seulement avec le recrutement des stars (titulaires dans leurs équipes nationales respectives pour les joueurs étrangers), l’engagement des techniciens qualifiés (Lamine Ndiaye et Andy Futila) mais aussi la construction des infrastructures de base (bureaux ,écoles de football, centre de musculature…) et prépare la relève avec des jeunes talents qui ont été invités en mai dernier en Allemagne pour un tournoi international et promotionnel.
Aussi a-t-il financé les travaux de modernisation du stade Frederik Kibassa Maliba de Lubum (tribunes, salons d’honneur, vestiaires, gradins, parking, toilettes…) avant d’entamer la construction d’un stade propre au TPM dans le quartier périphérique de Mwanke. Un projet mijoté durant la décennie 1970 à l’ époque du Tout Puissant Englebert, double champion d’Afrique en 1968 et 1969 de Gibson Mukuba et abandonné faute de financement. Hormis le foot, MCK avait auparavant financé les travaux de construction (tribunes et gradins) du stadium Atlas consacré aux disciplines olympiques (basket ball, handball, arts martiaux…).
Le président du TPM demeure un cas atypique avec la tenue des meetings sur la pelouse synthétique du nouveau stade. Un véritable tribun qui a préféré s’occuper du développement provincial comme en Europe au lieu de venir somnoler dans le fauteuil de l’Assemblée nationale à Kinshasa comme certains députés dépités par le blocage des débats houleux du Palais du Peuple entre la Majorité et l’Opposition dans la répartition de sept commissions avec 35 membres. Chapeau le sportif !
Un nouveau Bula Matari
Poursuivant sur la même lancée, MCK a été sollicité , par le truchement le son directeur de cabinet le professeur Elie Mulongo de l’Unilu, un ancien de la CNS, pour la réhabilitation des églises, des hôpitaux, des écoles, des dispensaires et du Zoo par ses administrés du Katanga profond. Imitant la Bceco , qui a complètement réhabilité un home de l’Université officielles de Lubum (Unilu), anciennement surnommé « Camp Pius Mutombo » par les Kasapards (étudiants lushois), le gouv du Katanga l’a fait autant pour le vieux bâtiment de l’ISES (Institut supérieur d’études sociales) de Kabondo. Aussi toute la communauté de l’Ises a-t-elle envahi le gouvernorat provincial non pour le prendre en otage ou piller les documents de l’Etat mais plutôt pour le remercier de vive voix. A haute voix !
Loin de se fatiguer, MCK a démarré les travaux de réfection de la voirie urbaine à travers les principales artères de sept arrondissements de la ville cuprifère, a ville rouge pour faciliter la circulation routière pour des conducteurs des véhicules importés du Moyen Orient, de l’Extrême Orient voire de la proche Afrique du Sud par le port international de Durban sur l’océan indien. La véritable porte d’entrée de la RD Congo au sud du continent black.
Bien que situé à quelques 2000 Kms de Kinshasa, Lubumbashi Wantanshi n’est guère une ville enclavée. Car, elle possède plusieurs exutoires externes : à l’Ouest avec le rail (Chemin de fer de Bengwela) Lubum-Likasi- Kipushi- Kolwezi- Kisenge-Dilolo vers le port de Lobito en Angola ; à l’Est, avec la route goudronnée récemment qui débouche à Pweto , port des pêcheurs sur le lac Tanganyika et fief du défunt Augustin Katumba Mwanke, le plus profond au monde après le Lac Baïkal en Russie et très poissonneux mais abandonné par les pouvoirs publics au niveau national. Ce qui irritent les Avocats verts de Kinshasa qui ont promis un sit- in devant le cabinet du nouveau ministre à l’Environnement et conservation de la nature, Bavon Sam Mputu le grand frère de Mputu Mabi, la star congolaise du TPM !
Toutefois, la voie la plus directe demeure l’axe rail-route asphalté qui mène vers la Zambie par le guichet unique de Kasumbalesa pour l’océan indien. Soit par Dar es Salam en Tanzanie ou Durban en Rsa. En attendant l’ouverture de la route Lusaka - Harare- Walvis Bay en Namibie sur l’océan atlantique. Le défi majeur pour le gouv MKC et son gouvernement provincial consiste à la lutte contre la fraude et le trafic des matières premières aux frontières poreuses et fluides de la RD Congo, selon les spécialistes des Nations Unies et de l’UA, la perception des taxes et des impôts, la sécurité des investissements de nombreux « minings » et de la population durant l’actuelle décennie du développement avec la réalisation des Objectifs millénaires du développement fixés par le Pnud en 2015. « Hamujambo ? Jambo sana ! »
© La Conscience - Jean-Marie Mandjeku, envoyé spécial à Lubum
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