Ils sont venus de plusieurs horizons répondre à l’invitation de Microcom lors du « Premier sommet international de télécommunication en RDC ». La qualité des discussions et les exposés présentés à l’occasion a édifié plus d’un. Tous rêvent désormais d’une RDC où tous les coins sont reliés par un réseau de communication grâce à des infrastructures de pointe.
Pour un vaste territoire de 2.345.000 km2, la communication est un facteur déterminant dans la conduite des affaires. Avec ses réserves minières variées, ses potentialités forestières et tant d’autres, la RDC a intérêt de développer le secteur dans le but de tirer le maximum de bénéfice des technologies qui s’offrent. Pour ce faire, le ministère de PTT travaille sur 5 axes principaux, a déclaré la ministre des PTT à savoir : les infrastructures et accès ; le contenu et applications, dont le e-gouvernement ; le cadre juridique et institutionnel ; le renforcement des capacités et la réforme du secteur.
Dans son mot prononcé à cette occasion, la ministre des PTT considère que dans le secteur des infrastructures et accès « à l’instar d’autres pays, l’objectif est d’offrir à toute personne se trouvant sur le territoire de la République démocratique du Congo, la possibilité d’être connectée en haut débit au moyen d’un ou de plusieurs terminaux (téléphone, ordinateur, radio, télévision), et donc d’envoyer ou de recevoir la voix, l’image ou les données dans les meilleures conditions ». Pour y arriver, le gouvernement se propose de mettre en œuvre des infrastructures haut débit et d’autre part, des télécentres communautaires. Deux possibilités s’offrent : d’une part la fibre optique et de l’autre le satellite.
Pour ce qui touche à la fibre optique, Léon Ntale, lors de son intervention a démontré les avantages à tirer d’une connexion par Muanda à partir de l’océan Atlantique. Jusque Kinshasa, la distance sera de 700 km alors que sur la coté est la distance est de près de 2.000 Km. Pour atteindre le sud du pays, la mise à contribution de la ligne Inga-Katanga sur laquelle sera posée la fibre pour cette partie du pays est sollicitée.
Comme avantage à tirer de cette forme de technologie, il y a « la mise en place d’une administration performante c’est-à-dire efficace, rapide et transparente, à même de satisfaire ses propres besoins ainsi que ceux des usagers que sont les individus et les entreprises ».
La couverture en télécommunication qui est passée de 2% à 11% actuellement est le fruit récolté des lois promulguées par le chef de l’Etat en cette matière. L’Afrique qui est passée de 700.000 connexions à 250.000 millions, aligne 27% de couverture.
Apport du secteur privé
Pour réussir un tel programme dont les ambitions sont clairement affichées, la RDC compte sur ses propres efforts ainsi que l’apport du secteur privé. La participation au projet Wafs a été entièrement prise en charge par l’Etat congolais qui est en train de payer sa quote-part à l’investissement qui s’élève à 20.000.000 USD. Dans le budget 2009, les TIC ont été retenues pour bénéficier des allocations budgétaires. C’est ainsi que l’organisation du Premier sommet international des télécommunications a permis un échange d’expériences.
L’apport des secteurs privé et public devra s’aligner dans la perspective idéale de Léon Ntale de Microcom de voir une vendeuse de pain passer commande à partir d’un ordinateur ou encore un vendeur à la criée faire des livraisons à partir de son portable. Ce rêve est aussi partagé par le secteur bancaire qui espère réussir l’exploit d’une plus grande pénétration bancaire. Avec la tendance à la dématérialisation de l’argent.
Bienvenu Marie Bakumanya © Le Potentiel