Selon un des responsables de la société civile de Matadi, Pierre Nzuzi, ces médicaments falsifiés et périmés se vendent également dans certains marchés de la ville et de ses environs. Il a imputé cette augmentation de la circulation de ces produits au manque de contrôle efficace aux postes frontaliers de la province, tel que les ports.
Pour préserver la santé de la population, il demande à l’Etat de renforcer les mesures de contrôle aux frontières et déployer régulièrement des experts en pharmacie dans les officines pharmaceutiques. Une action urgente s’impose, a-t-il affirmé.
Le pharmacien provincial du Bas-Congo, David Dianganzi, a reconnu cet état des choses. L’inspection provinciale dispose d’un minimum de matériel de contrôle, a-t-il poursuivi, indiquant que des mesures sont cependant des nécessaires pour lui permettre d’intervenir dans les ports et autres postes frontaliers, sans les préciser.
Cette intervention sur le terrain lui permettrait, de son avis, d’endiguer la prolifération de faux médicaments en amont et de contrôler les pharmacies en aval.
18 janvier 2012 © Radio Okapi