M. Albert Oyasase a été nommé dernièrement par décret présidentiel au poste de Directeur Général Adjoint (DGA) de la Direction Générale de Impôts (DGI). L’occasion était tout indiquée pour le promu, de donner par le biais de la presse, la lecture qu’il fait de cette nomination.
Après avoir exprimé sa gratitude au Chef de l’Etat pour la confiance lui témoignée en signant l’acte de nomination, M. Oyasase a également remercié la Société Civile, notamment son président national, l’Honorable Modeste Bahati Lukwebo, pour avoir proposé son nom. L’entourage du Chef de l’Etat n’a pas été oublié par l’Honorable Oyasase tout comme la Société Civile du Congo en France ainsi que tous les Congolais de France avec lesquels le promu a lutté pendant toute sa vie passée en France (près de 20 ans) d’abord aux études et ensuite dans la vie professionnelle.
Il a par la même circonstance, rappelé que cette nomination est une preuve supplémentaire que les Congolais de l’étranger ne sont pas oubliés au pays. Retraçant son Histoire proche et lointaine, l’Honorable Oyasase a souligné qu’il a lutté pour le changement dans le pays en tant qu’étudiant, responsable de l’AFDL/France et ensuite président de la Société Civile du Congo en France, à l’étranger et en tant que député national au pays même.
A ces différentes étapes, il a particulièrement lutté notamment contre la dictature qui sévissait au pays, à l’époque de l’AFDL et comme président de la Société Civile du Congo en France, il a contribué à la prise de conscience de ses compatriotes pour un meilleur devenir du pays, par des conférences et débats dans les universités françaises ainsi qu’à travers certaines interventions et forums dans les radios internationales (RFI, Africa n°1 etc.).
Monsieur Oyasase a aussi été dernièrement député à l’Assemblée Nationale et tout récemment, candidat député dans le Sankuru.
Evoquant particulièrement sa nomination à la DGI, M. Oyasase qui a fait de solides études de droit public, particulièrement en Sciences Politiques, soutient aussi que le fait d’avoir vécu en Occident, particulièrement en France, l’a conduit à comprendre que l’impôt est le socle des finances publiques et qu’on ne peut pas gérer un pays sans impôt, sans la participation effective de la population.
Ayant lui-même été contribuable en France, il dit avoir compris que si ce pays fonctionne bien, c’est parce que ceux qui y habitent payent leurs impôts pour la promotion du pays.
C’est donc cette expérience que l’Honorable Oyasase voudrait faire profiter au pays car il a toujours milité pour un système fiscal pouvant permettre au pays d’aller de l’avant et au peuple congolais d’y trouver son compte sur le plan social.
D’où, a-t-il conclu, sa nomination est donc la manifestation de sa volonté historique de bien servir. Etant citoyen du pays, il a bien voulu dire un mot au sujet de la période particulière que traverse le pays ; celle du processus électoral en cours.
Ici, l’Honorable Oyasase qui a été candidat dans le Sankuru dit en avoir gardé un mauvais souvenir à la suite de la tricherie qui l’a écarté de la victoire lors de cette compétition élective. L’échec qu’on lui a fait subir de force a déçu les nombreux sympathisants qui avaient fondé beaucoup d’espoir sur lui. Comme la vie ne s’est pas arrêtée là, Dieu lui a ouvert une autre porte. Néanmoins, M. Oyasase qui jouit de l’estime de la majorité de la population de Lodja en particulier et du Sankuru en général, demande que désormais, et cela pour plus d’harmonie, que les hommes politiques de cette contrée, comptent avec lui en ce qui concerne la prise des décisions concernant cette région car le tenir à l’écart serait une manifestation de mépris envers la volonté populaire.
Parlant du deuxième tour de l’élection présidentielle, l’Honorable Oyasase souhaite un scrutin totalement apaisé qui ferait triompher l’idéal démocratique, gage de l’Etat de droit vers lequel aspire le pays. Il invite par ailleurs le camp du candidat perdant de se ranger dans l’opposition, une opposition constructive pour qu’ensemble tous, les gagnants et les perdants, contribuent à l’évolution et au développement du pays.
© MMC 21.10.2006