Placé sous le régime du Code minier négocié à des conditions de faveur pour susciter l’intérêt des partenaires étrangers à venir investir pour des grandes exploitations industrielles, le secteur minier augure des perspectives intéressantes pour la République Démocratique du Congo dans les dix années qui suivent.

- Matthieu Kalele
Avec plus de 50 à 60 % du territoire potentiellement couvert des substances minérales très recherchées à travers le monde, la RDC est capable de connaître une forte expansion de son économie. Malheureusement, les experts en la matière regrettent le fait que jusqu’à ce jour, seules quelques substances sont exploitées parmi lesquelles l’on cite rapidement le cobalt, le diamant, le zinc, le cuivre, l’or, l’étain, le niobium, le coltan, le manganèse, le fer etc. Pourtant, à l’indépendance, une quarantaine d’entreprises exerçaient leurs activités dans le secteur minier.
Attrait des investisseurs
Conscient du manque d’investisseurs dans l’exploitation de l’industrie minière, la RDC a innové, avec le concours de la Banque Mondiale, en mettant en place un Code minier dont les dispositions sont plus attractives et qui offrent des avantages réels parmi lesquels : la procédure garantissant l’objectivité, la célérité et la transparence ; la sécurisation contre les tracasseries administratives, la disparition de la discrimination liée à l’existence d’un régime dualiste ; la stabilisation du régime fiscal douanier et de change, la stabilité des droits miniers etc.
Pour l’Etat congolais, deux éléments ont favorisé des avancées certaines. Il s’agit du Code minier et du règlement minier qui ont mis fin au régime conventionnel, à l’institution de la redevance minière, le droit d’obtenir sans contrepartie financière 5% non diluables du capital social…
Quant aux communautés, le Code minier et le règlement minier prévoient la rétrocession de 10 % des droits superficiaires et de 40 % de la redevance minière, l’insertion des dispositions environnementales. Ce qui a poussé M. Jean-Félix Mupande, Directeur Général du Cadastre minier (Cami), à soutenir dernièrement que face au potentiel dont dispose la RDC, les perspectives sont bonnes et intéressantes.
Par rapport à l’exploitation des substances minérales de la RDC par des grands industriels, le DG du Cami n’a pas caché son optimisme en soutenant qu’il est avantageux dès lors que l’économie mondiale connaît une forte expansion en termes de consommation des matières premières et minérales, avec des économies émergentes caractérisées par des taux de croissance très élevé à l’image d’autres pays comme la Chine, le Brésil…
La RD Congo doit saisir au bond cette opportunité pour développer ses richesses minérales et participer à l’expansion de l’économie mondiale avec la kyrielle d’investisseurs en voie de s’installer chez-nous.
Ghislain Lubula © La Prospérité 06.11.2006