Le credo de l’Anapi : la création des richesses, facteur du développement

La RDC constitue un grand marché au cœur de l’Afrique avec son étendue du territoire de 2.345.000 Km2 et sa population de plus de 65 millions d’habitants pour un PIB de 11, 5 milliards USD , un RNB per capita de 185 USD en 2010 et un taux de croissance de 7 % en 2011. Elle constitue donc un grand marché de consommation intérieure, de l’océan Atlantique aux grands lacs africains de l’Est.



Le mercredi 6 juin 2012
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Mathias Bwabwa wa Kayembe Mubadiate

« Le dynamisme de l’économie congolaise repose sur sa capacité à générer des richesses et à attirer les investisseurs au pays  », pense le directeur de l’Anapi (Agence nationale pour la promotion industrielle), le professeur Mathias Bwabwa wa Kayembe Mubadiate. Lors de l’Exposition du Salon de l’équipement chinois organisé à la Fikin (Foire internationale de Kinshasa) par le FPI (Fonds de Promotion de l’Industrie), il avait animé une conférence débat sur le thème suivant : « Les opportunités des investissements en RD Congo et les avantages du Code des investissements ». Ce fut un grand succès pour les opérateurs économiques et les membres de l’Ujec (Union des journalistes économiques du Congo).

L’orateur a présenté les domaines d’investissement de la RDC qui sont presque inexploités et diversifiés. Dans le secteur de l’agriculture, à titre d’illustration, « le pays dispose d’un potentiel de terres arables qui ne sont exploités qu’à 20% tandis que 80% ne sont point utilisés depuis des millénaires ! ». Or, la RDC est même de nourrir deux milliards des humains dépourvus des terres arables et des eaux préparant ainsi sans le savoir la prochaine guerre de l’eau dans trente ans cad en 2050 !

La RDC, a-t-il planché, peut être compté parmi les pays émergents « si seulement les Congolais décident d ‘investir, en créant de petites unités de production dans tous les secteurs. Les secteurs de l’énergie, des télécoms, des mines, et des transports sont autant d’opportunités d’investissements rentables ». Le président de l’Anapi rejoint ainsi le point de vue développé par l’expert chinois à Dakar (Sénégal).

En ce qui concerne la relance de l’économie, BWKM a révélé que « la RDC enregistre, pour le moment, un PIB de 7% . Un indice , selon lui, de la croissance économique depuis la fin de la guerre civile en 2003. Il a, par ailleurs, appelé les Congolais à investir car, les investissements apportent des emplois et élargissent l’assiette fiscale de l’Etat ».

Le Code des investissements, a-t-il ajouté, a été mis en place « dans le but d’inciter les investisseurs à venir en RDC : Il accorde aux investisseurs des avantages, notamment liés à l’obtention des documents administratifs relatifs à la création de l’entreprise et ceux en rapport avec l’exonération douanière et fiscale pendant la période de l’implantation ».

Quant à l’amélioration du climat des affaires, le président de l’Anapi , ancien DGA aux Contributions, a appelé le gouvernement « à multiplier des actions de d’assainissement de l’environnement de la justice. Car, une justice équitable garantit les investissements dans un pays libéral ».

Signalons que le ministère de l’Economie et du commerce extérieur et celui de la Justice et garde de sceaux sont dirigés respectivement par le professeur Jean-Paul Nemoyato Begopole de l’Unikin et Louise Mumba dans le gouvernement Augustin Matata Mapon Ponyo depuis le 28 avril dernier.

A Kinshasa, on rappelle dans les milieux officiels que la RDC a entrepris son redressement économique depuis 2001 avec l’arrivée au pouvoir de Joseph Kabila Kabange en remplacement de Mzee Laurent Désiré Kabila, assassiné le 16 mai dans son bureau du Palais de Marbre à cause de sa politique socialo-communiste située aux antipodes des intérêts des compagnies occidentales (USA, UE et Canada..).

Actuellement, Kinshasa joue la carte de l’ouverture internationale tant à l’Ouest que vers l’Est (Chine, Inde, Corée…) et celle panafricaine vers le Sud (Angola, Namibie, Rsa, Zimbabwe) pour la réussite de sa relance économique au sortir de la première guerre panafricaine de 1998 à 2003 avec plus de 8 armées étrangères sur son territoire dit « La Cité de Dieu » encore livrée aux flammes et à la barbarie. Dixit Me Guy Diomi Ndongala dans son livre paru aux Editions L’Harmattan à Paris (France).

© La Conscience - Jean-Marie Mandjeku/Ujec


 


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