Un transformateur haute tension de 15 Mw a été acheminé hier lundi vers la cité de Mbanza-Ngungu dans la province du Bas-Congo. Depuis trois ans, cette cité avait de sérieux problèmes de délestage suite à l’insuffisance de la puissance du transformateur qui était en poste. En effet, la cité Mbanza-Ngungu était desservie par deux transformateurs de 2,6 Mw chacun alors que les besoins en énergie électrique de cette cité sont évalués à 8 Mw. Cette insuffisance de fourniture en énergie électrique causait ainsi des perturbations également dans la desserte en eau potable.
« Ce transformateur permettra d’alimenter toute la cité de Mbanza-Ngungu et surtout les installations de la Regideso. Le motif du renforcement des capacités de fourniture de l’énergie électrique sont entre autres aussi la nécessité de prévenir les maladies hydriques auxquelles les populations étaient exposées par le fait du manque d’eau potable », a dit l’administrateur délégué général de la Snel, Vika di Panzu, lors de la cérémonie de l’embarquement, de ce transformateur à la direction générale. L’installation de ce nouveau transformateur mettra ainsi durablement cette cité à l’abri des délestages et autres perturbations des activités économiques. En vue de permettre la rentabilisation de cette action, Vika di Panzu a déclaré qu’il se rendra incessamment Mbanza-Ngungu pour rencontrer le commissaire de district et les autorités administratives locales afin de les impliquer dans la sensibilisation des clients, aussi bien haute que basse tensions, sur la nécessité de payer leurs factures pour donner à la Snel les moyens de sa politique. Il a par ailleurs reconnu que la Snel accuse un déficit communicationnel qui fait que cette entreprise est vilipendée parfois à tort alors qu’elle réalise plusieurs actions.
Le réhabilitation
Il faut noter aussi, et Vika di Panzu l’a indiqué, les matériels (transformateurs, câbles,…) commandés l’année dernière dans le cadre d’application du plan stratégique de sauvetage et de redressement de la Snel, élaboré en 2005, commence à être exécutés. Des milliers de kilomètres de câbles et quelques transformateurs sont en train d’être réceptionnés. Ce qui fait que la Snel va s’employer, dans les jours et les mois qui viennent, à remplacer les câbles au niveau de la distribution basse tension dans certaines communes de Kinshasa, de manière à éviter les accidents d’électrocution dus à l’état de dégradation du réseau de distribution dans la capitale. Bien plus, le staff dirigeant de la Snel compte se rendre à Kananga pour l’installation des transformateurs.
A propos des travaux de réparation de certains groupes au barrage d’Inga, l’Adg de la Snel a fait savoir qu’ils pourront se terminer dans deux semaines, mais déjà le groupe 6 est opération depuis trois jours.
Il est un fait qu’il s’est posé un problème interne au sein de l’entreprise, surtout dans la direction de « production ». Un mécontentement a élu domicile à l’intérieur de l’entreprise pour autant qu’on se complait à recourir à l’expertise étrangère ; ignorant superbement la main-d’œuvre locale.
Pour le cas du barrage d’Inga, il fallait débourser 400.000 euros (plus ou moins 500.000 USD) à une entreprise étrangère. Mais, au terme de la réunion de vendredi dernier, une délégation de techniciens congolais s’est rendue le samedi 3 juin 2006 à Inga pour remettre en marche le groupe 6. Elle y est encore et a promis de remettre d’autres groupes en marche en rempart les pièces défectueuses.
Comme nous ne cessons de souligner, à la Snel, c’est un problème de gestion.
Amédée Mwarabu Kiboko © Le Potentiel 06.06.2006