
- André Kimbuta Yango, gouverneur de la ville province de Kinshasa | © Radio Okapi
André Kimbuta a souligné notamment que la lettre de notification de la marche est parvenue à l’hôtel de ville en retard. En outre, le CALCC n’est pas répertorié parmi les associations agréées par l’hôtel de ville, a-t-il ajouté.
Pour lui, la loi est violée par les organisateurs, qui n’ont pas donné les indications exigées. Ils ont ignoré « leur adresse physique – puisqu’ils n’ont rien signalé- il n’y a même pas un seul contact ; le délai n’étant pas respecté. »
Mais, sur la lettre lui envoyée par les organisateur, a-t-il poursuivi, il y avait un repère : « J’ai vu ‘catholique’, je me suis adressé à l’église catholique, à l’archevêché » pour lui demander de plus amples précisions sur cette « structure qui se dit catholique ».
En outre, a déclaré André Kimbuta, « l’objet sollicité ne peut pas être accepté par l’hôtel de ville, parce que la loi qui organise des manifestations donnent certains préalables. Et ceux-ci ne sont pas respectés par les organisateurs ».
A la question de savoir ce qui se passerait ce jeudi, après l’interdiction de cette marche, le gouverneur de Kinshasa a été catégorique : « Il n’y ara pas d’incidents. C’est pourquoi je demande à tous les Kinois de vaquer librement à leurs occupations. »
La mobilisation s’intensifiait pourtant dans les paroisses catholiques de Kinshasa et au sein des partis politiques, ont constaté, mardi, des reporter de Radio Okapi. Le CALCC a souhaité que celle-ci puisse se passer dans la non-violence.
Cette marche visait à exprimer le rejet des résultats des élections du 28 novembre dernier par la population et à exiger la démission du bureau dela Commissionélectorale nationale indépendante (Ceni), a affirmé le porte-parole du CALCC et coordonnateur de la marche, Thierry Nlandu. Elle devrait, selon lui, mobiliser les fidèles de toutes les paroisses catholiques de Kinshasa et être ouverte à tous les Congolais.
Des partis politiques de l’opposition ont, de leur côté, affirmé attendre beaucoup de cette marche. « L’opposition politique s’est réunie pour appuyer l’action des chrétiens. Et donc, la revendication fondamentale est que la vérité des urnes éclate au grand jour », a expliqué le secrétaire général adjoint du Mouvement de libération du Congo (MLC), Jean Lucien Busa.
Dans un communiqué publié ce même mardi, l’ONG de défense de droits de l’Homme Asadho a demandé aux autorités congolaises de garantir la tenue de cette marche dans le respect de la constitution. Elle a invité, par ailleurs, les organisateurs à la tolérance et au respect des valeurs républicaines et démocratiques.
15 janvier 2012 © Radio Okapi
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