Kinshasa : difficile de circuler dans la capitale, cartographie des routes trouées

La circulation à Kinshasa est devenue un casse tête pour les automobilistes.



Le samedi 6 février 2010

En dehors des travaux qui se font sur le boulevard du 30 juin, il faut avoir en tête la carte géographique des trous sur les différentes chaussées de la capitale pour tenter de les éviter, ou plutôt de les choisir. Conséquence : des embouteillages monstres sont toujours visibles sur les grandes artères de la capitale tout au long de la journée, a constaté radiookapi.net

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Etat de la chaussée au niveau de la gare centrale de Kinshasa

Certaines entreprises ont gagné des marchés pour la construction et la réhabilitation de plusieurs avenues de la capitale congolaise. Pourtant, la situation sur le terrain est loin de s’améliorer. Si certaines routes tentent de tenir le coup, les autres sont devenues pires qu’avant. Pendant que certaines routes sont en construction, celles où peuvent encore circuler les automobilistes sans trop de peine, se comptent jusque là au bout des doigts. C’est ce qui explique, entre autres, des embouteillages sur les artères de la ville.

Ouest, des caniveaux bouchés

Dans la partie ouest de la capitale, un trou gêne la circulation sur l’avenue Shaumba, non loin de l’ISIPA ; de même que sur l’avenue OUA, devant le bâtiment du HCR. Un peu plus loin, à la hauteur de l’hôtel Diplomate, un trou s’élargit au jour le jour. Non loin de là, l’entrée du quartier GB est presque inexistante : de l’eau stagne dans des trous béants. L’avenue Bangala à Kitambo compte plusieurs trous et les caniveaux sont bourrés de sable non loin du stade Vélodrome. Ces rigoles ne sont plus curées depuis des mois. Au niveau de la jonction entre Bangala et Komoriko, trois trous embêtent la circulation.

Plus à l’ouest, l’avenue du Tourisme, qui va vers Pompage, est actuellement en réhabilitation, mais sa déviation complique la tâche aux automobilistes. L’avenue Mama Yemo au niveau de la DGC connaît encore quelques problèmes à sa sortie sur la route Matadi. La petitesse de celle-ci en allant vers l’UPN et ses différents trous mettent à mal les automobilistes. Par ailleurs, les travaux sur Lalu à Delvaux (Binza) se sont arrêtés, il y a près de deux ans. Vers le petit marché de l’UPN, la construction de la route et des caniveaux à cet endroit traîne. Pendant ce temps, la déviation est parsemée des dénivellations qui ralentissent la circulation. La réhabilitation de l’avenue 24 novembre, qui devrait désengorger UPN, se sont arrêtés brusquement. Et des effets sur la route sont visibles, avec des trous non loin de la prison de Makala et des caniveaux inachevés.

Au centre de Kinshasa, routes secondaires barrées

Les communes de Lingwala, Kinshasa, Kasa Vubu, Bandalungwa, Kalamu, Ngiri Ngiri et Bumbu ne sont pas épargnées. Si la grande partie de la voirie urbaine est en bon état dans la commune de Bandalungwa, d’autres communes cependant n’ont carrément plus des routes praticables. Certaines ne sont accessibles qu’aux piétons, et non aux automobilistes, au risque de se retrouver dans des bourbiers d’où l’on sort difficilement.

Le centre de la commune de Lingwala est en grande partie, lui aussi, inaccessible aux véhicules. Mushi, la grande avenue secondaire qui la traverse, n’est plus praticable. Inutile de parler de voies parallèles. Idem avec la commune voisine, la commune mère de Kinshasa. L’avenue Itaga, qui débouche sur l’avenue Kasa Vubu, vers le marché central, est en mauvais état. Croix-Rouge, Kato, Plateau… ne valent plus rien. L’avenue Kabasele Tshamala, ex-Bokasa, oubliée, compte des trous non loin des croisements avec Kabinda et Kabambare.

Dans la commune de Kasa Vubu, le spectacle est désolant sur Assossa entre le rond-point Kimpwanza et l’avenue Kasa vubu. L’avenue Force publique est paralysée par des grands trous près de la station service , en diagonale du lycée Motema Mpiko. L’avenue Victoire abrite une flaque d’eau à la hauteur de l’Athénée qui porte le même nom, de la victoire, et non loin de là, l’avenue Gambela qui la traverse, n’est qu’ moitié réhabilitée.

Les plus plus mal loties de toutes les communes de la capitale, en infrastructures routières, sont certainement Ngiri Ngiri et Bumbu. Toutes les voies d’accès sont détériorées. Les travaux ne continuent plus sur l’avenue Gambela à Bumbu et toutes les eaux de pluie se déversent à Ngiri Ngiri.

A Kalamu, toutes les voies d’entrée au quartier Yolo sont en mauvais état. Un grand trou coupe l’avenue Université non loin de Yolo médical. Sur Kimwenza, la partie comprise entre Bongolo et Kapela est en piteux état avec de nombreux bourbiers pleins d’eau. Un grand trou d’ailleurs la coupe au niveau de l’école Laïque. Par ailleurs, des routes qui font jonction entre Limete en passant par Yolo, Ngiri Ngiri jusqu’à Bandalungwa ainsi que des lignes secondaires à Lingwala et Kinshasa existent, mais toutes sont impraticables. Conséquence, tout le monde se précipite vers le peu de routes restantes, occasionnant ainsi des embouteillages à longueur des journées.

Kinshasa Est, inaccessible

Les grandes artères qui mènent vers les communes de Lemba, Matete, Masina, N’djili, Kinsenso et Kimbaseke offrent également un spectacle désolant. Plusieurs quartiers de ces communes sont inaccessibles par véhicules. A certains endroits, les avenues sont devenues des dépotoirs des immondices. Une situation qui, apparemment, ne semble préoccuper personne. Par ailleurs, plusieurs autres quartiers ont des routes coupées, des caniveaux bouchés et les eaux de pluie se frayent seules le chemin, créant ainsi des ravins.

Il y a deux routes principales pour quitter Gombe en partance vers l’est de la capitale. La première, c’est l’avenue du Flambeau. Un grand trou creusé par des agents de la Regideso (Régie de distribution d’eau) au niveau d’une société brassicole de la place, complique jusqu’à ce jour la circulation. La seconde, c’est la route des Poids lourd. Là, la chaussée n’a plus de goudron devant Sokin, Ex-Bata. Et dans cette partie de la ville, plusieurs quartiers sont difficilement accessibles. A Limete, toutes les voies qui mènent dans le quartier Kingabwa sont difficilement praticables. La 7e rue, réhabilitée récemment, n’est plus que l’ombre d’elle-même, à la hauteur de la place commerciale : boue, flaques d’eaux…

A Lemba, le tronçon compris entre Lemba foire et Terminus en passant par Super est parsemés des trous, des monticules et des ravins. L’unique route qui relie les communes de Matete et Kinseso est difficilement praticable. A N’djili, l’entrée N’djili-Brasserie est coupée par trois « lacs ». Seul les gros véhicules peuvent s’y risquer. Le chantier de la route trompe l’œil, entre le quartier I et II, en allant vers la place Sainte Thérèse, s’est brusquement arrêté à moins d’une centaine de mètres, le temps de chercher comment construire le caniveau pour faire une jonction de deux quartiers. Donc, elle ne sert pas à grand-chose. Ainsi, tenter d’aller au-delà des quartier 5 et 6 à N’djili, constitue une gageure. A gauche du boulevard Lumumba, seules les avenues Abattoir et BKTF permettent l’entrée dans la commune de Masina. Les autres n’existent que de nom. La route de Siforco au fin fond de la commune est parsemée des trous.

Ainsi, la voirie urbaine de Kinshasa dans son ensemble est dans une situation qui demande des grands travaux sur l’ensemble de la ville.

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