Pas une semaine, pas un jour, pas une heure, pas une minute sans que le sujet ne revienne dans les conversations. A cet état de choses, une explication. Les 18 500 candidats députés, qui se disputaient les 500 sièges alignés, ne sont pas satisfaits de la manière dont la Commission électorale (Céni) « distribue » le gâteau.
Thermomètre de la société, les médias congolais et étrangers alimentent à leur manière le débat et ravivent la controverse. Entre ceux qui sont prétendument déclarés « élus » et ceux qui refusent l’attribut de « perdants », le cœur (des médias) balance.
Un confrère de l’avenue du Bas-Congo a eu l’audace de souligner dans sa livraison d’hier, comme à l’encre rouge, que dans la mésaventure électorale de 2011, le président de la Céni « ne mérite pas de porter seul le chapeau des dérives » de la Majorité kabiliste.
Qu’entend-il par « dérives de la Majorité » ? Avec aplomb, le quotidien L’Avenir donne des précisions que voici. « Certains ténors de la Majorité font du chantage sur la Céni pour inscrire les personnes qui n’ont pas été élues sur les listes ».
Le journal de Pius, honorable député de la saison 2066-2011, regrette que ces leaders « ne devraient pas être libres » de leurs mouvements. Ce sont eux les corrupteurs. Ils ont corrompu les agents Céni. Ce sont eux qui « sont en train d’instrumentaliser » à gauche et à droite.
Le journal dénonce ainsi des « personnes qui croient régenter » la RDC, à travers la magouille électorale. Il en conclut innocemment que Ngoy Mulunda ne peut pas être « considéré comme seul bouc émissaire de cette rocambolesque affaire ». D’aucuns diraient qu’il n’est pas l’unique « gaffeur », comme le laisse penser son postnom de « Nyanga » (équivalent luba de « détruire, gaffer »).
Pour enfoncer le clou, le journal identifie les tricheurs, qu’il épingle sans états d’âme. Ces derniers se recrutent parmi les « ténors de la Majorité » Leurs partis sont identifiés comme « ceux des tricheurs ». Leur objectif dans les présentes manœuvres vise, selon L’Avenir, à « modifier les résultats des législatives …avec la complicité de beaucoup de gouverneurs de provinces ».
J’attends, moi, le discours sur la crédibilité des scrutins.
24 janvier 2012 © Le Potentiel - Ben-Clet
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